Daniel Kretinsky s’impose en 2026 comme un acteur incontournable de la finance européenne, investissant à un rythme soutenu dans des secteurs variés à des prix défiant toute concurrence. De l’énergie à la grande distribution, en passant par les médias et la logistique, sa stratégie d’investissement audacieuse s’appuie sur l’acquisition d’actifs délaissés à fort potentiel. Son influence se mesure par :
- Un portefeuille étendu couvrant plusieurs pays d’Europe, notamment la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Pays-Bas,
- Des transactions majeures comme sa participation stratégique dans TotalEnergies et son contrôle progressif de Fnac Darty,
- Un œil avisé sur les opportunités liées aux mutations économiques et géopolitiques,
- Une gestion combinant patience, prise de risques mesurée et leviers financiers puissants.
Ces éléments offrent un aperçu précis des leviers qui expliquent son ascension. Nous allons détailler ses opérations les plus emblématiques, comprendre sa démarche face à la conjoncture européenne et explorer les enjeux liés à son empire économique.
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Table des matières
Comment Daniel Kretinsky bâtit son empire européen grâce à des investissements ciblés et avantageux
Daniel Kretinsky a su identifier des actifs à prix bradés, souvent issus de secteurs en mutation ou sous pression réglementaire, pour consolider peu à peu son poids sur le marché européen. L’exemple le plus parlant est l’accord signé avec TotalEnergies en avril 2026 : en échange de la cession d’une plateforme de production électrique opérant en Italie, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Irlande et en France, le groupe EPH, société énergétique de Kretinsky, a reçu près de 4,1 % des actions de TotalEnergies, valorisées à 5,1 milliards d’euros au moment de la transaction. Ce mouvement, réalisé avant une crise géopolitique majeure impactant les prix de l’énergie, lui a permis d’engranger une plus-value latente dépassant les 2 milliards en quelques mois. Il illustre parfaitement sa capacité à déjouer les fluctuations du marché tout en renforçant sa position dans un secteur clé.
Une présence renforcée dans la grande distribution et les médias européens
Depuis 2022, Kretinsky détient déjà 28,5 % du capital de Fnac Darty, groupe qu’il vise à s’approprier totalement via une offre publique d’achat lancée début 2026 au prix de 36 euros par action. Malgré une perte nette de 146 millions d’euros en 2025, la valorisation de Fnac Darty reste significative avec un chiffre d’affaires dépassant 10 milliards d’euros. Cette acquisition s’inscrit dans une logique de rachat d’actifs en difficulté mais porteurs d’une valeur latente importante. En parallèle, il possède également le groupe d’édition Editis, tout en financant des médias tels que Libération et chaîne B SMART, signe de sa volonté d’être un acteur influent dans les sphères culturelles et informationnelles européennes.
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Les points forts et les risques associés à la stratégie d’investissement de Daniel Kretinsky
L’approche de Kretinsky s’appuie sur plusieurs atouts majeurs :
- Opportunisme géopolitique : Il signe des accords majeurs avant que le marché n’absorbe les tensions internationales, comme ce fut le cas avec TotalEnergies et la crise iranienne récente.
- Acquisitions de long terme : Sa politique d’engagement sur les actions, avec des promesses de non-cession sur des périodes longues, rassure les directions en place et les institutions européennes.
- Diversification sectorielle : Sa présence dans l’énergie, le retail, les médias et la logistique protège son empire contre les fluctuations cycliques.
La liste suivante résume sa stratégie :
- Achat d’actifs sous-évalués
- Prise de contrôle progressive
- Renforcement du capital dans des groupes en difficulté
- Influence dans les médias et la culture pour asseoir son image
- Utilisation de leviers financiers sophistiqués et partenariats bancaires solides
Malgré ces forces, plusieurs risques pèsent sur ses investissements : contraintes réglementaires accrues, instabilité des secteurs postaux avec PostNL et Royal Mail, et défiance des partenaires comme observé dans le dossier Casino. Ces défis exigent une gestion fine et une adaptabilité constante pour pérenniser ses positions.
Tableau comparatif des principaux investissements européens de Daniel Kretinsky
| Secteur | Entreprise / Actif | Date d’entrée | Part de capital | Résultat/Chiffre d’affaires | Enjeux clés |
|---|---|---|---|---|---|
| Énergie | EPH / TotalEnergies | 2025-2026 | 4,1 % actions TotalEnergies | CA : 81 milliards € (EPG 2025) | Plus-value de 2 Mds € liée au contexte géopolitique |
| Distribution | Fnac Darty | 2022 – 2026 (OPA en cours) | 28,5 %, vise 100 % | CA : 10,33 milliards €, perte nette 146 M€ en 2025 | Rachat à prix attractif d’un groupe en difficulté |
| Grande distribution | Casino | 2019-2025 | Proposition pour > 50 % capital | EBITDA ajusté +14 % en 2025, perte nette -402 M€ | Négociations bancaires pour restructuration dette |
| Médias | Editis, Libération, B SMART | Depuis 2018 | Actionnaire majoritaire / prêt de 60 M€ | Équilibre repoussé à 2028 pour Libération | Tensions éditoriales et sociales |
| Logistique et poste | Royal Mail, PostNL | Depuis 2020 | 30 à 68 % capital | Bénéfice Royal Mail x7, service en recul | Crise et surveillance réglementaire |
Le rôle particulier de Daniel Kretinsky dans le paysage économique français et européen
L’homme d’affaires, dont la fortune dépasse les 10 milliards de dollars selon Forbes, exerce une influence majeure dans plusieurs pays européens, particulièrement en France où ses actifs génèrent près de 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient 45 000 personnes. Son profil original, entre avocat d’affaires et stratège de la finance, combiné à une connaissance fine des marchés européens acquise dès son enfance à Brno et ses études en France, explique son ascension.
La France, qui représentait un défi depuis 2016 après un premier refus d’accès au capital d’EDF, est aujourd’hui devenue son territoire de prédilection. Il y a installé son siège médiatique et poursuit activement sa politique d’acquisition dans la grande distribution et les médias, appuyé par des décisions réglementaires favorables et une acceptation tacite des autorités face à la montée en puissance d’investisseurs étrangers européens.
Pour mieux saisir les dynamiques économiques en jeu, nous pouvons aussi consulter des analyses récentes sur les investissements étrangers en France qui éclairent le contexte dans lequel évolue Kretinsky et d’autres grands investisseurs internationaux. On y voit comment la France tente d’équilibrer ouverture financière et souveraineté économique.
Perspectives et défis à venir
Son projet d’investissement hôtelier dans le château du Marais, acquis pour 43 millions d’euros, témoigne d’un élargissement de ses domaines d’activité au-delà des industries traditionnelles. Il doit toutefois conjuguer ses ambitions avec les contraintes environnementales, sociales et politiques accrues, notamment en ce qui concerne ses débuts dans les énergies fossiles. Ces défis seront décisifs pour sa capacité à maintenir un poids significatif dans l’économie européenne.
En parallèle, Kretinsky demeure une figure controversée, notamment du fait de sa présence dans des documents comme les Panama Papers et Paradise Papers, révélant l’utilisation de sociétés offshore. Ce paradoxe entre influence politique, fortune et transparence sera un élément clé pour comprendre les évolutions de son empire.
Pour mieux comprendre les tensions actuelles autour des grandes enseignes en France, son modèle d’acquisition peut être mis en perspective avec d’autres cas, notamment la situation des Galeries Lafayette face aux défis du commerce contemporain. Cette lecture comparative enrichit nos réflexions sur les stratégies d’investissements dans un marché européen complexe et en transformation.



